Michel
Garroté -- Les caricatures, ça continue. Bien. Mais revenons à la manif du 11 janvier. La place de la République, c'est 3,4 hectares,
celle de la Nation 6 hectares et la distance entre les deux places est de 3 km.
Les boulevards font 30 m de large. Il y avait deux itinéraires soit une surface
totale de manifestation d'environ 27 hectares. C'est à peine plus que le Champs
de Mars avec ses 24,5 hectares et qui peut contenir 300’000 personnes.
Selon
la préfecture de police, la place de la République a une contenance de 40’000
personnes. Si on veut se représenter 1,5 million de personnes qui auraient
manifesté le 11 janvier 2015, ce serait quarante places de la République
pleines à craquer ou encore six fois la zone de manifestation remplie au même
moment.
Autrement
dit, pour obtenir le vrai chiffre, il faut diviser le chiffre officiel de 1’5
million de personnes par quarante pour le place de la République et par six
pour la zone de manifestation remplie au même moment.
Si on
applique le système des flux horaires utilisé par la police, alors la marche du
11 janvier - qui a débuté à 16h et s'est achevée vers 19h30 sur deux parcours -
cette marche a rassemblé 200’000 manifestants. En résumé et en conclusion, il n’y
a pas eu 1,5 million de manifestants le 11 janvier. Il y en avait entre 100'000
et 400'000 grand maximum.
Lors de
La Manif Pour Tous, ils étaient un million. Lors de la JMJ 2000 à Tor Vergata, ils
étaient deux millions. Par conséquent, les médias se trompent lorsqu’ils
affirment que la manif du 11 janvier était la plus grande d’Europe depuis la
Libération.
Au
fait, qui étaient les manifestants du 11 janvier ? Où était la population
multi-ethnique et multiculturelle qui caractérise Paris ? Son absence, à part
quelques-uns, expliquerait-elle que cette manifestation n’ait connu aucun
incident ? De plus, on notera que Marseille, deuxième ville de France, et,
fortement peuplée de musulmans, n’a rassemblé que 60’000 personnes, soit moins
que Brest, 25e ville de France.
Enfin,
signalons que très peu de journalistes ont mentionné le fait que dans de
nombreux établissements scolaires, des enseignants ont rencontré des
difficultés avec les élèves musulmans, au cours de l’évocation des attentats et
de la minute de silence.
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