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mardi 21 avril 2015

Oui il faut bombarder le nucléaire iranien



 

 
Daniel Pipes  --  Le laborieux, contradictoire et très vague Plan d'action global conjoint, malgré son importance capitale pour tout ce qui concerne les relations entre l'Iran et le reste du monde, les relations entre les États-Unis et Israël, ainsi que les relations entre Barack Obama et le congrès, n'a qu'une influence mineure sur l'acquisition, effective ou non, de l'arme atomique par les mollahs.

Je m'explique : Si l'on suppose – à juste titre – que les dirigeants iraniens sont déterminés à se munir d'un arsenal nucléaire et des moyens de l'utiliser, les questions économiques (sanctions, boycotts, embargos) qui sous-tendent les négociations avec les P5+1 ne constituent plus que des problèmes marginaux. Elles ont certes un impact sur la vitesse, le coût et la difficulté de constituer ledit arsenal mais, au bout du compte, n'empêchent pas la réalisation de cet objectif.

La seule manière d'arrêter le programme nucléaire de l'Iran est de recourir à la force, vraisemblablement par le biais d'une attaque aérienne sur ses infrastructures nucléaires. Cependant, cette éventualité, aujourd'hui marginalisée en tant qu'« option va-t’en guerre » alors qu'elle était bien plus d'actualité il y a seulement deux ans, ne fait plus l'objet d'aucune discussion.

Binyamin Netanyahu venant d'être réélu premier ministre, Israël a à sa tête un leader qui semble préparé à mener des actions décisives. Cependant, distraits que nous sommes par les négociations, nous n'y pensons pour ainsi dire jamais – et ce, bien que l'Armée de défense d'Israël ait déjà attaqué des installations nucléaires à deux reprises par le passé (en Irak en 1981, en Syrie en 2007) et, à chaque fois, à la surprise générale. Les israéliens bombarderont-ils l'Iran ? C'est cette question, et non les petits détails de l'accord de Lausanne, qui constitue le véritable problème.

Reproduction autorisée avec mention :


Et mention source :

Version originale anglaise :


Adaptation française de Xavier Amouyal :


Références :



   
   

vendredi 10 avril 2015

Soutenir l’Iran plutôt qu’Israël voilà où ils en sont arrivés



 

 
Michel Garroté  --  En 2011 déjà, l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA), une filiale de l’ONU, avait publié un rapport confirmant que l’Iran possédait suffisamment d’uranium enrichi pour mettre en danger Israël. Le rapport avait été très peu relayé par les médias. De fait, c’est principalement Obama qui souhaite un rapprochement avec les ayatollahs iraniens. Et les ayatollahs, eux, se fichent de nous, comme d’habitude.

Du reste, le numéro un iranien Ali Khamenei a averti, jeudi 9 avril 2015, qu'il n'y a pas la garantie de parvenir à un accord final avec les grandes puissances sur le programme nucléaire militaire de son pays, douchant l'optimisme idiot très en vogue après la conclusion d'un accord-cadre sur ce dossier. L'ayatollah Khamenei, qui a le dernier mot sur les dossiers stratégiques dont le nucléaire, s'exprimait pour la première fois au sujet de l'accord-cadre conclu le 2 avril 2015.

L’ancien Premier ministre israélien Ehud Barak compare l’attaque sur le programme nucléaire iranien à la liquidation d’Oussama Ben Laden : « C’est une Opération d’une Fraction de Nuit » (voir liens vers sources en bas de page). L’ancien Premier ministre d’Israël, Ehud Barak, a déclaré mercredi qu’une opération militaire pour éliminer le programme d’armes nucléaires de l’Iran est plus comparable à la mission ponctuelle pour tuer Oussama ben Laden qu’à une guerre à grande échelle. Dans une interview sur CNBC, Ehud Barak a déclaré que l’opération prendrait seulement « une fraction de nuit » et a ajouté que « les Iraniens ne peuvent rien faire à ce sujet, sauf attaquer Israël ».

L’administration utilise le terme ‘guerre’, a déclaré Barak : « et les gens pensent que c’est probablement quelque chose comme une guerre contre l’Irak ou une guerre en Afghanistan, [mais] ce n’est pas le cas. Techniquement parlant, le Pentagone et les forces armées américaines dans le cadre d’un soutien et probablement à l’initiative du président [américain] [pourraient] créer un moyen extrêmement efficace pour détruire le programme nucléaire militaire iranien en une fraction de nuit ».

Barak, qui a également été ministre de la Défense d’Israël, a déclaré que sur un « spectre entre la guerre en Irak et l’assassinat d’Oussama Ben Laden, on est beaucoup plus proche du scenario d’Oussama Ben Laden ». « C’est quelque chose qui doit être compris » a ajouté Barak : « Les Iraniens ne peuvent rien faire à ce sujet, sauf attaquer Israël ».

Comme préalable à son évaluation de ce que serait une intervention militaire contre le programme nucléaire de l’Iran, Ehud Barak a conseillé qu’un ultimatum soit donné à l’Iran pour que clairement son projet nucléaire soit abandonné.  Il a critiqué fortement la stratégie de négociation de la Maison Blanche en disant que les concessions américaines  sont beaucoup plus ancrées que celles de l’Iran parce qu’en tant que démocratie, les États-Unis ne peuvent changer de positions sur un caprice.

Il a dit que « chacun d’entre nous préfère une solution qui pourrait être obtenue par des négociations, mais pour négocier, l’autre côté devrait comprendre et croire … que s’ils ne veulent pas composer avec les exigences réelles, mettre tout le matériel enrichi hors d’Iran, fermer Fordo, cesser tout travail de militarisation et les préparatifs d’armes ; s’il n’y a pas d’accord sur tout cela en ce moment, ils font face à des alternatives » (voir liens vers sources en bas de page).

« Mettez http://leblogdemichelgarrote.blogspot.ch/ dans vos favoris ! »

De son côté, Naftali Benett a fait part d’un phénomène regrettable et hélas récurrent (voir liens vers sources en bas de page). Lors de son interview sur CNN la journaliste qui l’interrogeait sur la question iranienne lui a dit : « Vos arguments semblent justes et logiques mais Ephraïm Halévy, qui était directeur du Mossad il y a quatorze ans a dit récemment l’inverse ». Benett dénonce la regrettable habitude des gens de gauche de contredire publiquement et même à l’étranger les positions du gouvernement légitime israélien sur des sujets extrêmement sensibles, ce qui a pour effet d’affaiblir sérieusement la position internationale d’Israël et sa force de dissuasion.

Il a également rappelé l’attitude d’Itshak Herzog et Tsipi Livni qui ont publiquement soutenu l’Administration américaine contre le Premier ministre de leur propre pays notamment sur la question du discours devant le Congrès US. Le leader de Habayit Hayehoudi lance un appel aux responsables de la gauche, aux anciens officiers de Tsahal et responsables sécuritaires de diverses époques : « les amis, les élections sont passées, le peuple a tranché. Respectez le verdict démocratique et laissez-nous travailler maintenant ! » (voir liens vers sources en bas de page).

Reproduction autorisée avec mention :

Michel Garroté

  
Sources :

Version originale


Version française © Copyright Europe Israël


   
  

mardi 7 avril 2015

L’Iran c’est comme la Corée du Nord - On ne doit pas lui faire confiance



 

 
Daniel Henninger pour le Wall Street Journal  --  Un texte a été adopté à Lausanne, le 3 avril 2015, par le Groupe des 5 + 1 et l'Iran. C'est un bouclier qui garantit à Téhéran la poursuite de son programme dans l'immunité. L'exemple de la Corée du Nord (Note de Michel Garroté - Grande alliée nucléaire et balistique de l’Iran depuis des décennies) est particulièrement édifiant à cet égard. Les négociations nucléaires avec la Corée du Nord prouvent que le programme de l'Iran ne manquera pas de se poursuivre, qu'il y ait ou pas un accord. Si l'on se fie aux critères de bonne foi nucléaire de Barak Obama et de John Kerry, la Corée du Nord était un État modèle en 1992. En 1985, la Corée du Nord avait signé le Traité de non-prolifération des armes nucléaires. En 1992, et elle cosignait en compagnie de la Corée du Sud une déclaration conjointe proclamant la «dénucléarisation» de la péninsule coréenne. La Corée du Nord signa par la suite un accord de contrôle avec l'Agence internationale pour l'Énergie atomique (AIEA). Dans les mois qui suivirent, l'AIEA décelait des «irrégularités» dans le programme nucléaire de la Corée du Nord.

Ce qui suit est un résumé des négociations poursuivies pendant un quart de siècle avec la Corée du Nord. Il est basé sur la chronologie reconstituée par l'Association pour le Contrôle des Armements. Ce qui va se produire à Lausanne ne marchera pas. Aucun accord ne stoppera l'Iran. Des accords successifs, et des négociations en série, n'ont pas stoppé la Corée du Nord. Après des négociations avec la Corée du Nord, et suite à des rapports de la CIA révélant que ce pays avait séparé assez de plutonium pour une ou deux armes nucléaires,-les États-Unis et la Corée du Nord signèrent en 1994 un Accord-Cadre à Genève. Comme la Corée du Nord promettait de renoncer à ses capacités de production d'armes nucléaires, l'Accord-Cadre a été célébré comme un succès diplomatique majeur de la présidence Clinton.

En 1996-97, les États-Unis négociaient avec la Corée du Nord sur la prolifération des missiles balistiques. Le 31 août 1998, la Corée du Nord lança le missile Taepo Dong-1 d'une portée d'environ 1.200 miles (2.000 km). Le missile survola le Japon. Les Renseignements américains admirent qu'ils avaient été « surpris » par le troisième étage du vecteur balistique Paekdosan-1. Néanmoins, des négociations s'ouvrirent en décembre sur un cas de suspicion d'usine nucléaire souterraine. Une équipe d'inspecteurs américaine se rendit sur le site de l'usine à Kumchang-ni et ne constata aucune violation de l'accord-cadre.

En 2000, l'administration Clinton interrompit les sanctions économiques. Kim Jong II affirma à la secrétaire d'État Madeleine Albright en visite qu'il ne ferait plus de tests du missile à longue portée Taepo Dong-1. Le septième cycle de négociations sur les missiles se tint en Malaisie. En 2001, le nouveau président américain George W Bush s'engagea à ouvrir des négociations « sur le fond ». En octobre 2002, les États-Unis déclaraient que la Corée du Nord admettait l'existence d'un programme secret d'enrichissement militaire de l'uranium. Le responsable du département d'État, Richard Boucher, le qualifia de «sérieuse violation» de l'Accord-Cadre.

La Corée du Nord interdit alors tout accès de l'AIEA à ses installations nucléaires, quitta le Traité de non-prolifération et relança un réacteur nucléaire. Les négociations reprirent à Pékin en avril 2003. La Corée du Nord déclara qu'elle possédait des armes nucléaires mais qu'elle démantèlerait ses «installations nucléaires» en contrepartie de pétrole et de nourriture. En février 2005, le ministre des affaires étrangères de la Corée du Nord déclara à nouveau que son pays avait produit des armes nucléaires. Quelques mois plus tard, les Coréens affirmèrent qu'ils étaient prêts à abandonner «toute arme nucléaire» et à rejoindre le Traité de non-prolifération. Un nouveau cycle de négociations commença.

Le 4 juillet 2006, la Corée du Nord tira sept missiles balistiques, dont l'un était nouveau, le missile à longue portée Taepo Dong-2. Le Département d'État qualifia ce lancement de « provocation. » La résolution 1695 du Conseil de sécurité de l'ONU condamna les Coréens. En octobre, la Corée du Nord procéda à l'essai d'un engin nucléaire souterrain. Le Conseil de sécurité adopta la résolution 1718. Des négociations à six reprirent à Pékin. La Corée du Nord déclara qu'elle mettrait un terme à ses activités contre des livraisons massives de pétrole. Elle obtint le pétrole exigé. En mars 2007, les États-Unis donnèrent leur accord à une première demande de la Corée du Nord d'un dégel de 25 millions de dollars sur ses avoirs détenus par la banque Delta Asia à Macao. En 2008, le président Bush supprima la Corée du Nord de la liste des pays soutenant le terrorisme.

En janvier 2009, la Corée du Nord déclara que ses stocks de plutonium étaient « déjà militarisés. » Nous sommes à présent dans la présidence Obama. En avril, la Corée du Nord lança le missile à longue portée Unha-2, ce qui entraîna une condamnation du Conseil de sécurité. La Corée du Nord déclara qu'elle n'était  plus « liée » par les accords antérieurs. Le 25 mai 2009, la Corée du Nord procédait à un second essai nucléaire souterrain. Le Conseil de sécurité adoptait à l'unanimité la résolution 1874. Le Département d'État déclara que les États-Unis voulaient «des discussions bilatérales avec la Corée du Nord.» En novembre 2010, la Corée du Nord annonçait sa possession d'une usine d'enrichissement d'uranium dotée de 2000 centrifugeuses.

Au début 2012, l'administration Obama offrait de donner 240.000 tonnes de nourriture en contrepartie d'un dispositif «de contrôle strict.» À la fin de l'année, la Corée du Nord lançait un missile balistique de longue portée que le Conseil de sécurité condamna pour violation des Résolutions 1718 et 1874. Au début 2013, un groupe de contrôle détecta une activité ayant « toutes les caractéristiques d'une explosion » sur le site des essais nucléaires souterrains de la Corée du Nord. Le Conseil de sécurité adopta la Résolution 2094. En novembre dernier, le ministre des affaires étrangères russe Sergueï Lavrov déclara que la Corée du Nord était prête à reprendre les négociations à six.

Tous les membres du Sénat doivent lire les 81 pages de la chronologie. La Corée du Nord prouve, de façon irréfutable, que le modèle des «négociations» ne fonctionne pas s'il n'est pas associé à des actes crédibles de menace et de coercition. L'Iran sait que ses négociateurs nucléaires lui procurent l'immunité. La question n'est pas quand ou comment l'Iran violera un accord quelconque. L'Occident lui demandera platement -quoi d'autre?- davantage de négociations. Les programmes nucléaires et balistiques de l'Iran se poursuivront à l'image de la Corée du Nord, c'est l'évidence, quoi qu'on dise. Le prochain président des États-Unis devra inventer une alternative au modèle actuel de négociations nucléaires. Hillary ne le fera pas. Ce travail inévitable incombera à son opposition.

Reproduction autorisée avec mention :

Michel Garroté
 

Sources :

Titre original :  Why the Iran Deal IsIrrelevant

Auteur : Daniel Henninger.

Publication Wall Street Journal, avril 2015.

Traduction française : Jean-Pierre Bensimon.

Version française :

   
  

lundi 16 mars 2015

La Chine n’arrêtera pas Israël s’il décide d’attaquer l’Iran



 

 
Michel Garroté  --  « La Chine s’oppose à toute action militaire contre l’Iran qui nuirait à la stabilité régionale et interférerait avec le flux de pétrole Mais la Chine n’arrêtera pas Israël s’il décide d’attaquer l’Iran. Bien sûr, nous savons que l’Iran veut acquérir des armes nucléaires et nous sommes préoccupés à ce sujet. Même s’il déclare que son programme nucléaire est destiné à des fins pacifiques, les services gouvernementaux et de renseignement chinois estiment que l’Iran veut construire une bombe nucléaire ».

« Dans le passé, pendant la guerre froide, nous avons pris parti pour les Arabes contre Israël. Mais cela a changé. Aujourd’hui, nous nous considérons comme des amis d’Israël. Nous avons décidé d’annuler tous nos accords nucléaires avec l’Iran. Les Iraniens étaient en colère et ont imposés divers embargos sur nous, nous accusant de céder à la pression américaine et sioniste. Il n’est pas dans l’intérêt de la Chine d’avoir un Iran nucléaire ».

Ces déclarations ont été faites par le professeur Yin Gang de l’Académie chinoise des sciences sociales. Les idées du professeur Yin Gang offrent un aperçu de la politique étrangère chinoise vis-à-vis d’Israël depuis 2011 et de ses contradictions apparentes, qu’Israël a parfois du mal à interpréter. La Chine a compris depuis 2011. Et les occidentaux qui négocient en ce moment à Lausanne (Suisse) le nucléaire iranien avec les ayatollahs de Téhéran ont-ils enfin compris. Pas si sûr…

Reproduction autorisée avec mention :

  
Source :
  
  
JE PUBLIE AUSSI DES ARTICLES SUR http://www.lesobservateurs.ch/ & RESILIENCETV
  
Avertissement :
   
   
« Le blog de Michel Garroté a été supprimé ». Voilà le message que certains de mes lecteurs ont vu apparaître sur leur écran, lorsqu’ils ont tenté d’accéder à mon blog. La raison de cet incident est simple : ces derniers jours, un nombre incalculable de sites et blogues ont fait l’objet de cyber-attaques (et, non, « le blog de Michel Garroté » n’a pas été supprimé et moi non plus je n’ai pas été supprimé…). Si cela devait se reproduire, vous auriez alors plusieurs solutions : « rafraichir » la page d’accueil de mon blog ; revenir plus tard sur mon blog ; introduire les mots « le blog de Michel Garroté » dans la recherche Google ; ou encore, lire mes articles sur http://www.lesobservateurs.ch/ et sur http://www.resiliencetv.fr/. Il est clair que les gauchistes et les islamistes vont sans doute continuer leurs cyber-attaques contre les blogues tels que le mien. Il va falloir apprendre - toujours plus - à vivre avec cela.
  
  

Si des musulmans s'entretuent ça ne nous concerne pas

- - Michel Garroté  --  "Organisations musulmanes de France : la guerre est déclarée !", ai-je lu récemment je ne sais pl...