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vendredi 20 mars 2015

Y aura-t-il un Etat palestinien ?



 

 
Sur bloombergview.com, Eli Lake, dans une analyse reprise sur http://www.jforum.fr, écrit à ce sujet (extraits adaptés ; voir sources et références en bas de page) : Les ingénieux experts qui disaient que le Premier Ministre Binyamin Netanyahu était vulnérable, juste avant l’élection d’hier, insistaient lourdement sur l’idée qu’il s’agissait d’un référendum sur sa personne. Sa victoire écrasante démontre que c’était également un référendum pour ou contre le président américain Barack Obama. Netanyahu a offert le choix pour savoir en qui les Israéliens avaient le plus confiance, concernant leur sécurité nationale. Et ce résultat s’est avéré clair comme du cristal.

Pour comprendre comment les dynamiques politiques se mettent en jeu, on doit se reporter aux déclarations de Netanyahu à la veille du scrutin. Alors qu’on lui demandait, dans une interview sur le site Internet NRG, s’il y avait une chance qu’on voit se construire un Etat palestinien au cours du quatrième gouvernement Netanyahu, il a déclaré qu’il n’y en avait pas la moindre.

De nombreux journalistes et analystes ont cru bon d’y voir un renversement de son discours à l’Université Bar-Ilan, en 2009, dans lequel il a énoncé sa vision d’une Nation palestinienne démilitarisée. Mais, le contexte, ici, est primordial. Netanyahu a fait précéder sa réponse en déclarant quelque chose de parfaitement évident : « Je pense que quiconque établissant un Etat palestinien aujourd’hui et évacuant des territoires offrirait des terrains d’attaque à l’Islam radical contre l’Etat d’Israël ».

Il n’y a pas là d’alarmisme surfant sur la peur. Il s’agit, au contraire que de quelque chose de bien concret avec lequel les Israéliens sont aux prises depuis une bonne décennie. A la suite de la décision du Premier ministre de l’époque, Ariel Sharon, d’éradiquer, de manière unilatérale, les implantations juives et de faire sortir toutes ses troupes de Gaza, en 2005, le Hamas s’est emparé de ce territoire. Cela ne s’est pas immédiatement passé. Mais, après la victoire du Hamas aux élections de 2006 et après que le Fatah de l’Autorité Palestinienne ait refusé de laisser place à ses ministres, les terroristes du Hamas ont, tout simplement, expulsé les fidèles du Fatah des services de sécurité à Gaza, pris leur place, et, pris le contrôle de ce territoire.

Depuis lors, le Hamas a dépensé l’essentiel de ses ressources à se préparer pour la bataille suivante. Il y a eu trois guerres à Gaza depuis le retrait de Sharon et la plupart des Israéliens craignent, logiquement, qu’un retrait identique de certaines portions de Judée-Samarie déboucherait sur les mêmes conséquences. Cette inquiétude n’a fait que s’accentuer, depuis que le Président de l’Autorité Palestinienne, Mahmoud Abbas – le « partenaire de paix » avec Israël - tente vainement de former un gouvernement d’unité avec le Hamas, une organisation jihadiste engagée à la destruction d’Israël.

Il n’y a qu’une petite frange de Juifs Israéliens qui soutiennent l’idée d’un retrait inconditionnel de ce territoire. Même l’opposition de centre-gauche à Netanyahu, l’Union Sioniste, a abandonné toute idée d’un retrait inconditionnel. Lors de sa campagne, ses dirigeants ont promis la poursuite des négociations, mais ils se sont bien gardés d’annoncer vouloir céder la moindre parcelle de territoire reprise par Israël, lors de sa victoire de 1967, lors de la Guerre des Six-Jours, ou de vouloir diviser à nouveau la capitale d’Israël, Jérusalem.

En se projetant vers l’avenir, il est important de prendre en considération une partie, ignorée par la plupart, de cette interview de Netanyahu sur NRG. Il a dit qu’il anticipe un renouvèlement des pressions internationales, visant à lui forcer la main pour obtenir un retrait israélien de Judée-Samarie. Si c’est bien le cas, la question est de savoir si les Etats-Unis mèneront ces pressions afin de pousser Israël à abandonner la Judée-Samarie. En tant que Représentant du Parti Démocrate américain, Adam Schiff a suggéré sur CNN que si la Maison Blanche interprète cette déclaration pré-électorale de Netanyahu comme une déclaration d’orientation de la nouvelle politique israélienne, l’Amérique pourrait décider de ne plus poser son veto à une future résolution de l’ONU reconnaissant  un Etat Palestinien.

Mais ces hypothèses sont exagérées. Netanyahu est un homme politique. Les politiciens disent toutes sortes de choses lorsqu’ils sont en campagne électorale, choses qu’ils finiront par ne pas faire lorsqu’ils gouverneront. Netanyahu s’opposait à la solution à deux Etats dans les années 1990, mais, en tant que Premier ministre, c’est lui qui a signé les Accords de Wye River, qui ont permis la mise en place des services de sécurité de l’Autorité Palestinienne et qui a, de ce fait, engagé Israël dans la solution à deux Etats. Netanyahu a fait campagne en 2005 contre le retrait unilatéral de Gaza, promulgué par Sharon, mais il a ensuite prononcé le discours de Bar-Ilan en 2009 et a accepté un gel partiel des implantations en Judée-Samarie à la demande de la Maison Blanche.

Obama est, aussi, un homme politique. En 2012, il prétendait qu’il ne bluffait pas lorsqu’il jurait qu’il ne permettrait pas à l’Iran d’acquérir la bombe nucléaire. Netanyahu a fait campagne sur le message simple disant qu’Obama, au contraire, bluffait totalement. L’accord que les diplomates, sous les ordres d’Obama, sont en train de tenter de boucler, laisserait probablement l’Iran en pleine possession de milliers de centrifugeuses. L’l’Iran demeurerait un Etat sur le seuil d’acquisition de la bombe, capable d’employer ses infrastructures à fabriquer cette bombe dès que cela lui conviendrait.

Voilà bien quelque chose que, pas plus Netanyahu que son opposition (voir les discours du Ministre de la Défense proposé par la liste de gauche, Amos Yadlin) ne pourraient accepter. L’Union Sioniste a embroché Netanyahu pour avoir rendu publics ses griefs envers Obama, en disant que le fait de s’être attiré les mauvaises grâces d’Obama serait, partiellement, responsable de ce mauvais accord nucléaire. Netanyahu n’a fait que lui retourner cette attaque.

Dans son discours de Washington, ce mois-ci, Netanyahu a voulu alerter le Congrès sur les conséquences et dangers de la diplomatie d’Obama. A domicile, il a accusé l’opposition de manquer de courage pour se dresser face à un président américain qui a la volonté de sacrifier la sécurité d’Israël pour hériter d’un accord bancal avec l’Iran. Les instincts politiques de Netanyahu se sont avérés exacts et fiables. En le réélisant, une vaste pluralité d’Israéliens de tous bords est au moins d’accord sur le fait qu’on ne peut faire aucune confiance à Obama (fin des extraits adaptés ; voir sources et références en bas de page).



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Tobin Harshaw at tharshaw@bloomberg.net


Adaptation : Marc Brzustowski
  
  

mercredi 18 mars 2015

COMMUNIQUE - L’Alliance Judéo-Chrétienne pour Israël salue la victoire de Netanyahou







Communiqué

L’Alliance Judéo-Chrétienne pour Israël (http://alljci.blogspot.com/) salue la victoire de Binyamin Netanyahou qu’elle considère comme le seul candidat en mesure de faire face aux innombrables dangers qui menacent actuellement Israël. L’Alliance Judéo-Chrétienne pour Israël se déclare choquée par les énormes pressions exercées - hors d’Israël - pour calomnier et torpiller Binyamin Netanyahou. L’Alliance Judéo-Chrétienne pour Israël déplore que des entités, situées hors d’Israël, aient financé, en Israël, des groupes et des personnes de gauche. L’Alliance Judéo-Chrétienne pour Israël est particulièrement choquée par la propagande massive des médias américains et européens, qui tout au long de la campagne électorale israélienne, n’ont cessé de dénigrer Binyamin Netanyahou et de publier des sondages bidon donnant la gauche israélienne soi-disant gagnante.


Selon la Commission électorale centrale d’Israël, le taux de participation au scrutin est de 68,37%. Sur les 5'881’696 électeurs potentiels, 4'017’235 se sont donc rendus aux urnes. Le résultat après le dépouillement de 99,5% des voix est, en nombre de sièges au Parlement (Knesset) : Likoud : 29 sièges. Union sioniste (gauche) : 24 sièges. Liste arabe unie : 14 sièges. Yesh Atid : 11 sièges. Koulanou : 10 sièges. Foyer juif : 8 sièges. Shas : 7 sièges. Judaïsme de la Torah : 7 sièges. Yisrael Beiteinou : 6 sièges. Meretz : 4 sièges.


En suffrage réel, le Likoud obtient 924’766 voix, soit 23%. Le Camp Sioniste de gauche a obtenu 744'673 voix, soit un peu moins de 19%. Vient ensuite la Liste arabe unie avec 11% des voix, puis Yesh Atid avec près de 9%. Koulanou obtient 7,5% des suffrages, tandis qu’Habayit Hayehoudi remporte 6,5% des voix. Shas atteint presque les 6%. Israël Beiteinou obtient 5%, à égalité avec Yaadout Hatorah. Meretz se situe à 4% et Yahad passe en-dessous du seuil d’éligibilité avec 2,89% des suffrages.


Binyamin Netanyahou a prononcé un peu après 1h00 du matin, dans la nuit de mardi à mercredi, le discours de la victoire, au Parc des expositions de Tel Aviv, sous les ovations de ses partisans qui l’ont accueilli sous les cris de « Nous ne voulons pas de gouvernement d’union nationale » (en clair, pas d’alliance avec le Camp Sioniste de gauche). Binyamin Netanyahou, du parti de droite Likoud, qui a obtenu 29 sièges dans la prochaine Knesset, devrait donc être appelé à diriger l’Etat d’Israël en tant que Premier ministre. Netanyahou a déclaré : « Merci beaucoup à tous. Mes amis, citoyens d’Israël. Chers amis, contre toute attente, nous avons obtenu une grande victoire pour le Likoud, pour le camp patriotique dirigé par le Likoud et pour notre peuple. Je suis fier du peuple d’Israël qui au moment de vérité a su faire la différence entre le principal et le superflu, choisissant les choses qui nous importent tous : la sécurité, l’économie, le social ».


Binyamin Netanyahou : « Les choses importantes pour tous, aussi bien les Juifs que les non Juifs. Vous êtes tous importants pour moi. Nous devons maintenant former un gouvernent fort et stable, qui protègera la sécurité d’Israël. De grands défis nous attendent. Je ne peux pas tous les détailler, mais je peux assurément vous dire que nous sommes confrontés à des défis politiques et sécuritaires, mais aussi sociaux et économiques. Nous avons promis de résoudre le problème des prix du logement et de lutter contre les coûts élevés de la vie, et nous le ferons. J’ai téléphoné aux différents partis du camp patriotique et je les ai appelés à me joindre pour former le gouvernement de l’État d’Israël sans plus attendre, car la réalité ne fait pas de pause. Les citoyens d’Israël attendent que nous formions rapidement un leadership qui agisse pour leur bien et c’est ce que nous ferons. Merci à tous », a conclu Binyamin Netanyahou.


L’Alliance judéo-chrétienne pour Israël (AJCI), fondée en avril 2010, est une Alliance laïque non confessionnelle. L’AJCI rassemble celles et ceux qui, d’une part, se reconnaissent dans la société libre et laïque de culture judéo-chrétienne ; et qui d’autre part, sont des amis du peuple juif en diaspora et du peuple juif en Israël. L’objectif de l’AJCI à court, moyen et long terme est de rassembler des Juifs et des Chrétiens, ainsi que des athées et des agnostiques, qui se reconnaissent, d’une part, dans le concept de société libre et laïque de culture judéo-chrétienne ; et d’autre part, dans l’amitié indéfectible et le soutien concret au peuple israélien, et donc, aussi, à Israël, en sa qualité d’Etat hébreu, dans des frontières réellement défendables. Au stade actuel, l'AJCI juge irréaliste et déraisonnable qu'Israël se retire de la Judée Samarie.

Source :
 



   
  

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