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mardi 14 avril 2015

1915 génocide arménien - 2015 État islamique



 

 
Bernard Antony  --  Le pape François a solennellement accompli le devoir de mémoire de l’immense barbarie exterminatrice appelée « génocide arménien »planifié par le régime Jeune-Turc et déclenché pour sa phase essentielle, il y aura un siècle, le 24 avril 1915. Avec raison, François a rapproché cette mémoire de l’immense abomination de ce que « l’État islamique », dans les mêmes délires de cruauté sadique que les exterminateurs de 1915, fait subir « à nos frères et sœurs sans défense, à cause de leur foi au Christ ou de leur appartenance ethnique, publiquement et atrocement tués, décapités, crucifiés, brûlés vifs ».

Hélas, on ne peut que constater la persistance du gouvernement turc dans son total déni de vérité de ce qui fut. On ne s’étonne donc pas de ce que le plus haut responsable du génocide, Talaat Pacha, soit toujours honoré sous son Mausolée à Ankara, tout comme est encore honoré à Moscou, Lénine, l’initiateur des grandes exterminations et génocides perpétrés par les régimes communistes. Le pape François a évoqué cette continuité dans les exterminations de masse du XX siècle, citant « le stalinisme et le nazisme ». L’exactitude exige de préciser que les génocides communistes ne se ramènent pas au seul stalinisme : Lénine et Trotski en furent les premiers concepteurs, mais, ainsi que Staline, Mao, Pol Pot, et bien d’autres en furent les exécuteurs.

Dans notre livre à paraître pour le 24 avril « 1915, le génocide arménien », nous développons ce qui suit : Le génocide dit arménien a été plus exactement le génocide, en plusieurs phases, des chrétiens d’Orient, Arméniens, Grecs et Assyro-Chaldéens, sous gouvernement turc. C’est en étudiant longuement les faits de cette extermination planifiée que le grand magistrat polonais (et juif) Raphaël Lemkin a forgé le mot de « génocide » et parfaitement défini le concept. Le génocide de 1915 avait déjà été précédé d’abord par les massacres exterminateurs de 300’000 arméniens de 1896 à 1898 sur la volonté du monstre sadique le sultan Abdul-Hamid II ; ensuite, en 1909, sous gouvernement Jeune-Turc par ceux de Cilicie constituant une sorte d’exercice préparatoire à l’éradication générale de 1915.

Si le mot « génocide » a été forgé et défini en 1928 par Raphaël Lemkin, le modèle initial a été le processus conçu et mis en œuvre pour anéantir « la Vendée » par Robespierre et les montagnards de la Convention. On doit à Maître Gilles-William Goldnadel, dans sa préface au livre de Reynald Secher « Du Génocide au Mémoricide », une remarquable synthèse de la continuité génocidaire des totalitarismes : jacobinisme, panturquisme, nazisme et communisme.

Les dirigeants Jeunes-Turcs, souvent formés dans nos universités, furent tous de grands admirateurs de la Révolution française. On ne l’occulte nullement dans l’article consacré à « l’empire ottoman » dans la très maçonniquement correcte « Encyclopédie de la Franc-Maçonnerie », où l’on rappelle que l’État Jeune-Turc fut en effet un « État maçonnique ». Tout en s’affirmant « laïques », les dirigeants jeunes-turcs voulaient d’une Turquie débarrassée de toute autre religion et de toute autre identité nationale et culturelle que celles de l’islam. Ils furent constamment soutenus par le Grand Mufti ottoman, portant le titre de « cheikh oul islam ».

Le génocide principalement perpétré en 1915-1916 fut achevé de 1918 à 1922 par les exterminations des Assyro-Chaldéens de Mésopotamie, dont les rescapés furent anéantis en 1933 par le nouvel État irakien ; par celui des Grecs de Smyrne et du Pont ; par celui des derniers Arméniens de Cilicie sous mandat français. La connivence maçonnique entre Mustapha Kemal et Aristide Briand entraîna l’odieux abandon de ces derniers à la constante sauvagerie sadique des bourreaux turcs, dans le mépris du sang versé par des milliers de nos soldats et de volontaires arméniens de notre Légion d’Orient.

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mardi 7 avril 2015

QUELLE EST LA RAISON DE L’OSTRACISME A L’EGARD DU FRONT NATIONAL ?



 

 
Bernard Antony  --  On pouvait, sans n’aucunement en approuver la plupart, comprendre, sous la présidence de Jean-Marie Le Pen, les raisons ou les prétextes  de l’ostracisme politico-médiatique frappant le Front National. On n’arrive guère  à les trouver aujourd’hui. La classe politique invoque sans cesse l’adhésion aux valeurs dites républicaines pour qu’un parti soit considéré comme politiquement correct. Outre que la liste et la définition de ces valeurs sont toujours éminemment floues, on ne voit vraiment pas aujourd’hui en quoi le Front National n’est pas tout ce qu’il y a de républicain. Il l’est même très ardemment et d’une manière hélas souvent trop jacobine car étatiste, centraliste et même néo-socialiste. Par respect frileux pour la République, on s’y refuse même à demander que dans notre hymne national, La Marseillaise, les paroles terribles « qu’un sang impur arrose nos sillons », lourdes de purification ethnique ou idéologique, soit modifiées. Les Jeunes-Turcs génocidaires n’ont pas manqué, il y a un siècle, de s’y référer.

On ne saurait donc reprocher au Front National, où l’on célèbre la « victoire » de Valmy, de n’être pas républicain. Le président du Front National a émis jadis certains propos que l’on pouvait penser sans doute maladroits ou dans l’ordre du « dérapage » mais dont la réitération provocatrice n’est pas acceptable pour quiconque sait la monstruosité du nazisme. Tout cela devrait aujourd’hui relever de l’histoire ancienne car ne correspondant pas du tout aux positions de Marine Le Pen ou de Louis Aliot qui ont toujours refusé avec nous tout racisme ou antisémitisme ou un mauvais révisionnisme historique à caractère négationniste.

Sur ce point ne peut donc valablement reposer la raison de l’ostracisme. Le Front National était hier honnis par les lobbies de la culture de mort parce qu’il voulait abolir ou tout au moins remplacer la loi Veil par une législation moins mortifère. Hélas, et nous le déplorons, ce n’est plus du tout sa position officielle ni celle de ses dirigeants actuels. Mais ce n’est évidemment pas à cause de cela qu’il est ostracisé. Le Front National a toujours été hostile à l’immigration sans limite et sans contrôle : pas plus que Georges Marchais jadis, pas plus que Jacques Chirac qui a un certain moment tint sur le sujet des propos relevant de dérapages que l’on n’aurait pas pardonnés à Jean-Marie Le Pen. Mais surtout, tout le monde sait bien qu’en privé, au moins 90 % des élus de la République tiennent les mêmes discours alarmistes sur le phénomène du « grand remplacement » que seuls les aveugles et les sourds ne peuvent pas constater. La vérité c’est que ce n’est pas sur ce point non plus, sauf prétexte hypocrite, que se fonde l’ostracisme.

Sur la question de l’islam, le Front National ne tient qu’un discours très communément admis par l’immense majorité de la population. Hélas trop peu adéquat. Mais on sait que Jean-Marie Le Pen, souvent invité dans certaines ambassades du monde islamique, s’il a certes constamment été contre l’immigrationnisme, a toujours été plutôt islamophile même si le gros de ses électeurs ne le discernait pas. Le Front National n’est toujours pas encore sur la ligne à la fois de charité chrétienne et de lucidité politique selon laquelle on peut aimer les musulmans tout en affirmant le droit et même le devoir d’analyse critique, de réfutation et de refus des textes fondateurs de l’islam. Ce qui est d’ailleurs la position du maréchal Sissi. Les dirigeants du Front National n’osent pas dire que l’on doit pouvoir refuser l’islam comme on aurait dû refuser le communisme et le nazisme.

Par électoralisme le Front National craint de choquer les musulmans alors que la charité qu’on leur doit c’est de leur expliquer les raisons de notre refus de leur modèle idéologique de théocratie totalitaire dans lequel on ne rend pas à César ce qui est à César ni à Dieu ce qui est à Dieu selon l’admirable fondement évangélique de la véritable laïcité. Mais à la vérité ce n’est pas sur cela que l’on cherche réellement noise au Front National car la plupart des personnalités politiques et médiatiques sont aussi désespérément nuls que monsieur Alain Juppé dans la connaissance des textes et de la réalité islamique.

Jean-Marie Le Pen, quoiqu’en veillant à ne pas attaquer certaines loges maçonniques où il comptait de bons amis, fut certes très hostile à la République du Grand Orient, non tellement pour des raisons philosophiques mais parce qu’elles constituent des hiérarchies parallèles parfaitement incompatibles avec une véritable démocratie fondée sur la visibilité. Aujourd’hui le député Gilbert Collard ne dissimule point son affiliation maçonnique et il n’est pas le seul dans ce cas dans la hiérarchie du Front National. Ce n’est donc pas davantage sur cette question que l’on ostracise le Front National.

Sous la présidence de Jean-Marie Le Pen qui veillait à nommer des homosexuels à des postes importants de responsabilité et de communication, le Front National certes manifestait son opposition à la banalisation du prosélytisme homosexuel. Désormais ce n’est plus du tout une des préoccupations de ce parti où l’on ne peut sans doute pas observer que les gays et les lesbiennes y seraient marginalisés. Sur ce point-là non plus ne réside l’explication de l’ostracisme.

Certains diront que le Front National professe une hostilité fondamentale à l’Union européenne. Certes, et avec raison d’ailleurs, mais pas plus que monsieur Dupont-Aignan ou que monsieur Mélenchon ou que nombre d’élus UMP adeptes sur ce point du double langage. Ce n’est évidemment pas là la raison de l’ostracisme.

Alors pourquoi cet ostracisme ? Il n’y a qu’une explication, c’est que le Front National fait élire des élus prenant la place des précédents. On vérifie ainsi la pitoyable décadence de notre République où l’on n’invoque que des idées floues et des valeurs bidon pour combattre des rivaux.

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Si des musulmans s'entretuent ça ne nous concerne pas

- - Michel Garroté  --  "Organisations musulmanes de France : la guerre est déclarée !", ai-je lu récemment je ne sais pl...