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mercredi 4 février 2015

Assassinat politique - Nisman envisageait la détention de Kirchner






Michel Garroté  --  Le procureur argentin Alberto Nisman enquêtait sur l'attentat terroriste iranien contre la mutuelle juive AMIA en 1994 à Buenos-Aires. Nisman accusait la présidente argentine Cristina Kirchner d'entraver la justice pour couvrir l’Iran, instigateur l’attentat. En juin 2014, il avait envisagé la demande de placement en détention de la présidente Kirchner. Nisman a été assassiné le 18 janvier 2015. La demande de détention de Kirchner rédigée par Nisman a été retrouvée dans une poubelle de son appartement, sous la forme d'un brouillon de 26 pages.

Nisman avait envisagé la détention de la présidente Cristina Kirchner pour entrave à la justice, a confirmé, mardi 3 février 2015, la procureure Viviana Fein. Elle a fait état de la découverte dans une poubelle d'un brouillon de 26 pages en ce sens, daté du 14 juin 2014, lors de perquisitions dans l'appartement d'Alberto Nisman.

Concrètement, Nisman avait accusé Cristina Kirchner d'avoir fait entrave à la justice en favorisant l'impunité de suspects iraniens en échange d’avantages économiques pour l’Argentine. Dans son dossier d'accusation, Nisman n'aurait finalement pas inclus le document retrouvé dans la corbeille, selon les affirmations de Viviana Fein. L'information sur l'existence du brouillon avait initialement été publiée par le quotidien argentin "Clarin".

La majorité des Argentins se demandent pourquoi Nisman se serait tué alors qu'il devait présenter le lendemain devant le Congrès ses accusations contre Cristina Kirchner et d'autres hauts fonctionnaires. Alberto Nisman, 51 ans, père de deux filles, a été enterré près de Buenos Aires. 70% des Argentins estiment que sa mort ne sera jamais élucidée.

Reproduction autorisée avec mention :


Source :


Avertissement :


« Le blog de Michel Garroté a été supprimé ». Voilà le message que certains de mes lecteurs ont vu apparaître sur leur écran, lorsqu’ils ont tenté d’accéder à mon blog. La raison de cet incident est simple : ces derniers jours, un nombre incalculable de sites et blogues ont fait l’objet de cyber-attaques (et, non, « le blog de Michel Garroté » n’a pas été supprimé et moi non plus je n’ai pas été supprimé…). Si cela devait se reproduire, vous auriez alors plusieurs solutions : « rafraichir » la page d’accueil de mon blog ; revenir plus tard sur mon blog ; introduire les mots « le blog de Michel Garroté » dans la recherche Google ; ou encore, lire mes articles sur http://www.lesobservateurs.ch/ et sur http://www.resiliencetv.fr/. Il est clair que les gauchistes et les islamistes vont sans doute continuer leurs cyber-attaques contre les blogues tels que le mien. Il va falloir apprendre - toujours plus - à vivre avec cela.
  
   

mardi 27 janvier 2015

Assassinat d’Alberto Nisman - Cristina Kirchner ment



 

 
Michel Garroté  --  Retrouvé mort dans sa baignoire, le procureur Alberto Nisman s'apprêtait à exposer devant la commission argentine de législation pénale de la Chambre des députés le 19 janvier les preuves montrant que la présidente Cristina Kirchner et ses proches voulaient couvrir les Iraniens, soupçonnés d'être les auteurs de l'attentat contre l'Association mutuelle israélo-argentine de Buenos Aires (Amia), qui avait fait 85 victimes en 1994 (Assassinat politique : Je suis Nisman).

Cristina Kirchner a fait sa première apparition publique, le lundi 26 janvier 2015, depuis le décès du procureur Alberto Nisman, le 19 janvier (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page). Contrairement à ses allocutions habituelles – assise à son bureau –, cette fois-ci les caméras ont commencé en la montrant en plan large. Un changement qui ne passe pas inaperçu dans les médias argentins, qui sont nombreux à afficher cette image à la une ce 27 janvier.

Mais ce qui a le plus retenu l'attention des médias pendant cette heure d'allocution, ce sont les hypothèses avancées par Cristina Kirchner au sujet de la mort du magistrat – chargé de l'enquête sur l'attentat à l'Association mutuelle israélo-argentine (Amia) qui fit 85 morts en 1994. Quelques jours avant sa mort, Nisman avait assuré des preuves que la présidente de l'Argentine et certains de ses proches essayaient de couvrir des suspects iraniens en échange d'accords juteux en pétrole et agroalimentaire avec Téhéran. Les soupçons s'étaient donc rapidement portés sur l'entourage de la présidente.

Sans nuancer, Mme Kirchner a semé des doutes sur la manière d'agir de Daniel Lagomarsino, proche collaborateur du procureur et propriétaire de l'arme qui l'a laissé sans vie. Elle est allée jusqu'à estimer que Lagomarsino est un "féroce opposant" au gouvernement, et le lier au groupe de médias Clarín – ennemi juré du kirchnérisme, que le gouvernement a l'habitude d'accuser de tentative de déstabilisation. Sur un air de défi à l'adresse des juges et procureurs, rapporte le journal Perfil, la présidente a affirmé, en fixant la caméra : "Ils ne me bloqueront pas, je n'ai pas peur d'eux."

Face à l'onde de choc qu'a provoqué le décès d'Alberto Nisman dans la société, la présidente a annoncé la dissolution du ministère du Renseignement, connu historiquement comme "la SIDE" puis "la SI", et son remplacement par une Agence fédérale du renseignement. Cette transformation entraînera une purge du personnel et la création de nouveaux postes. Le projet devrait être mis en place dans les quatre-vingt-dix jours.

"L'introduction d'un nouvel élément dans le jeu d'échecs de ce fait divers intervient dans le cadre de la stratégie qu'elle a fait appliquer" par les fonctionnaires et proches du kirchnérisme. "Même sans preuves concrètes, la Casa rosada [présidence] veut installer une forte discussion dans l'opinion publique et jeter le trouble avec de nouvelles informations et circonstances qui permettent d'éloigner les soupçons à l'encontre du gouvernement et d'ouvrir une autre piste d'investigation", écrit La Nación.

Pour le quotidien Perfil, "Cristina se concentre sur la théorie du complot contre le gouvernement [juges, procureurs, magistrats, etc.]. Tous sont des opposants au gouvernement et donc de potentiels suspects du crime contre Nisman. Tous conspirent contre le kirchnérisme. [...] Mais Cristina oublie au moins deux choses : les condoléances à la famille de la victime et l'autocritique. Le kirchnérisme règne depuis douze ans. L'ex-SIDE est dans son orbite et, pourtant, ce n'est que maintenant, après cette mort, qu'elle propose des changements" (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).

Reproduction autorisée avec mention :


Source :

  
  

Si des musulmans s'entretuent ça ne nous concerne pas

- - Michel Garroté  --  "Organisations musulmanes de France : la guerre est déclarée !", ai-je lu récemment je ne sais pl...