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vendredi 7 avril 2017

Si des musulmans s'entretuent ça ne nous concerne pas

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Michel Garroté  --  "Organisations musulmanes de France : la guerre est déclarée !", ai-je lu récemment je ne sais plus où. Des musulmans déclarent la guerre à d'autres musulmans : et nous, en tant que non-musulmans, en quoi ça devrait nous concerner ?
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Le temps que les musulmans passent à se faire la guerre entre eux, ne donne-t-il pas un temps de répit aux non-musulmans ? Un temps de répit pour nous, non-musulmans, en Occident et, même, parfois, en Terre d'Islam ? N'avions-nous pas eu droit à un peu de calme, lors de la longue guerre Iran-Irak dans les années 1980 ?
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Nos longues et coûteuses interventions militaires en terre d'islam - en Afrique, au Proche et au Moyen Orient - au cours des dernières décennies, n'ont-elles pas toutes été vouées à l'échec ? Sauf lorsque se sont les Russes de l'après-URSS qui interviennent - efficacement - comme en Syrie par exemple.
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Nos interventions militaires en Terre d'Islam n'ont-elles pas encouragé et aggravé les attentats islamistes en Occident ? Les musulmans se disputent, et, parfois, ils s'entretuent ? Et cela devrait nous concerner ?
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Si encore, nous avions eu la bonne idée d'envoyer nos troupes en terre d'islam, dans le seul et unique but de protéger les non-musulmans, notamment les chrétiens d'Orient, alors oui, tout cela nous aurait concerné : protéger les chrétiens du Liban dès 1975 ; ceux d'Irak dès 2003 ; ceux de Syrie dès 2011. Mais nous ne l'avons pas fait.
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Et, en plus, les musulmans - et non pas les chrétiens d'Orient - débarquent massivement chez nous, grâce à nos stupides dirigeants hollando-merkeloïdes. Alors non, vraiment, si des musulmans déclarent la guerre à d'autres musulmans, cela ne devrait pas nous concerner.
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Michel Garroté
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jeudi 21 mai 2015

Syrie - La dictature, le chaos ou le califat ?








Michel Garroté  --  J’ai récemment publié mon point de vue sur le conflit syrien dans une analyse intitulée « Syrie - Palmyre va-t-elle mourir ? » (http://www.lesobservateurs.ch/2015/05/20/syrie-palmyre-va-t-mourir/). Ci-dessous, je publie un point de vue différent, celui d’Alexandre Latsa.


Dans une analyse originale et atypique en deux parties, Alexandre Latsa écrit notamment (extraits adaptés ; voir les liens vers les deux sources en bas de page) : Les récents développements militaires en Syrie ont relancé la machine de guerre médiatique qui affirme que désormais la chute du régime Syrien est proche. Pour Libération, ça craque à Damas, tandis que le JDD se demande si le bastion d'Assad (la côte syrienne et la région de Lattaquié) n'est pas lui aussi sur le point de tomber. Même scénario pour la presse anglo-saxonne, que l'on pense par exemple au « national-interest », ou, à de nombreux sites spécialisés affirmant que la dynamique d'une défaite militaire de l'Etat syrien était engagée.


Dans la presse des Etats du Golfe, on affirme qu'il est temps de reconsidérer la vie après Assad. Ce regain d'intensité du Bachar-bashing coïncide il est vrai avec une situation militaire qui au cours de ces dernières semaines n'a pas été favorable au régime. Une telle inflexion de la situation ne peut être due qu'à « une intervention extérieure très appuyée ». C'est peut-être ce qui est en train de se passer.


Résumons les évolutions récentes sur le terrain. Il y a tout d'abord eu au début de l'année 2015 le déclenchement d'un assaut militaire rebelle d'envergure au sud du pays, dans la zone frontalière avec la Jordanie. La Jordanie fournit du reste aux rebelles de solides appuis stratégiques et logistiques qui proviennent en réalité principalement des pays occidentaux et des pays du Golfe. Au cours des mois de février et mars le Front rebelle sud a remporté des succès militaires en évinçant le régime d'une grande zone le long de la frontière avec la Jordanie, comme on peut le voir sur cette carte, les zones en vert étant celles tenues par les rebelles.


Il y a ensuite eu l'échec de l'opération militaire gouvernementale de février 2015 qui visait à terminer l'encerclement d'Alep. Après l'échec de cette opération la ville reste quasiment encerclée (comme on peut le voir sur cette carte) mais cet épisode a sans doute eu un impact psychologique négatif pour l'armée gouvernementale qui surfait sur une vague de succès jusque-là. A l'est de la ville, dans la zone sous contrôle de l'Emirat Islamique, une base militaire gouvernementale (Kuweyres) est en outre totalement encerclée et soumise aux assauts quotidiens des kamikazes de l'Emirat islamique.


Aux confins Est de la Syrie, les forces loyalistes sont aussi aux prises avec l'Emirat Islamique principalement dans deux sites sensibles qui sont la ville de Deir ez-Zor mais aussi le tracé de la route reliant la capitale à l'aéroport (la zone en blanc sur cette carte), route qui passe par le joyau historique qu'est Palmyre et où se déroulent actuellement de très violents combats.


Mais c'est surtout dans la province d'Idlib que le régime a connu sa défaite militaire la plus lourde du moins sur les plans tactique et psychologique alors même qu'elle semblait inévitable depuis un certain temps. Plusieurs milliers de rebelles ont attaqué une bande de territoire (en blanc sur cette carte) contrôlée par les forces loyalistes, mais isolée au sein d'une province majoritairement contrôlée par divers groupes fédérés autour du Front al-Nosra, la version syrienne d'Al-Qaïda.


En seulement quelques semaines au cours des mois de mars et avril les rebelles ont pris le contrôle des villes d'Idlib et de Jisr-Shughour à l'Est et l'Ouest de cette bande, prenant en étau les milliers de loyalistes s'y trouvant, dont plusieurs centaines de soldats des troupes d'élites Tigres. La rapidité avec laquelle les rebelles ont conquis ces villes, en seulement quelques jours, s'explique par plusieurs facteurs. Tout d'abord l'utilisation intensive des attentats suicide contre les check-points syriens (des sources parlent de plus d'une 40aine pour la seule ville d'Idlib), comme le fait l'Emirat islamique à l'Est du pays à Deir ez-Zor.


Il y a aussi eu, pour la première fois l'utilisation massive de missiles américain anti-char TOW (plus de 250 missiles tirés en mars et avril dans cette zone) qui ont permis aux rebelles de réduire la mobilité des troupes syriennes qui ont subi des pertes importantes et qui ne peuvent désormais compter que sur l'appui aérien. Ensuite, la présence de mercenaires étrangers en grand nombre semble avérée. On parle de membres du parti Islamique du Turkistan et aussi de nombreux mercenaires Turcophones, Saoudiens ou Tchétchènes. De plus, les troupes d'élite Syriennes n'étaient pas en grand nombre dans la région et surtout pas au sein des deux villes en question qui étaient principalement défendues par les forces de défenses locales, un corps de volontaires civils peu entrainés et incapables de faire face à un assaut d'une telle ampleur.


Mais en toile de fond de ces événements récents, un élément essentiel vient de faire son apparition. Depuis le début de la guerre en Syrie, les trois principales puissances sponsorisant les groupes rebelles et anti-Assad n'étaient pas unies pour des raisons de stratégie régionale. Conséquence directe, sur le terrain la kyrielle de groupes qui s'opposaient au pouvoir Syrien se combattaient les uns et les autres pour obtenir le soutien financier, logistique et militaire de La Turquie, du Qatar, des Emirats-arabes ou de l'Arabie Saoudite.


Ces différentes puissances qui apportent de l'aide aux anti-Assad ont visiblement conclu un accord, une sorte de pacte visant à faire tomber le régime Syrien. Cet accord a entrainé une unification, une coordination militaire mais surtout une union politique des différents groupes d’opposition. Cette alliance entre deux puissances du golfe et un pays de l'Otan, accompagne donc maintenant une coalition militaire composée de combattants djihadistes proche des frères musulmans et de salafistes, dans une coalition hétéroclite et radicale qui pourrait rassembler jusque 70.000 combattants.


Lors de l'assaut contre Idlib, de nombreuses sources bien informées affirment que si l'équipement était majoritairement fourni par Riyad, plusieurs milliers de combattants se sont infiltrés en quelques heures sur le territoire Syrien par la frontière Turque, frontière d'où un soutien médical a même été apporté aux Djihadistes blessés qui ont pu franchir la frontière pour être traites dans les hôpitaux en Turquie (source ici et ). Les mêmes sources affirment que Riyad et Ankara envisageraient des opérations militaires en Syrie, même si cela semble à ce jour encore improbable, et il faut rappeler que la Turquie a déjà proposé l'établissement par voie militaire d'une zone tampon, aérienne et au sol, dans le nord du pays.


En outre, avec l'aide des Etats-Unis, ce nouvel axe va former dans les prochains mois un contingent de 5.000 hommes pour combattre tant le pouvoir Syrien que l'Emirat Islamique. Ces changements importants interviennent dans un contexte international et régional mouvant lié à l'Iran. L'accord sur le nucléaire Iranien et la plausible levée des sanctions ont créé une vive inquiétude au sein des monarchies du golfe qui craignent par-dessus tout l'influence régionale de Téhéran. La mort du roi Abdallah au début de l'année 2015 et l'accession au trône de son demi-frère Salman a eu pour conséquence un retournement de la politique étrangère Saoudienne, accéléré sans doute par l'opération au Yemen que Riyad mène contre les rebelles Houtis qui ont le soutien de Téhéran.


En lien direct avec l'Iran, le Hezbollah semble de plus en plus devenir une des clefs du dossier Syrien sur le plan militaire. A la frontière avec le Liban, le Hezbollah augmente son implication sur le terrain Il a lancé au cours de ce mois de mai une opération militaire de très grande envergure dans les monts Qalamoum, visant à sécuriser la frontière et cette zone stratégique qui donne directement accès à la capitale Syrienne. Jusque-là, le Hezbollah se contentait d'intervenir dans des zones périphériques et plus ou moins frontalières du Liban, hormis de rares exceptions.


Mais le 12 décembre dans un discours d'importance, Hassan Nasrallah a clairement laissé entendre que le Hezbollah allait désormais combattre partout où il le faudrait sur le territoire Syrien pour ne pas permettre la défaite du régime. Il semble du reste plausible qu'après la bataille de Qalamoun, le Hezbollah soit déployé dans le sud du pays, accentuant de fait la crainte de la Jordanie de voir l'influence de Téhéran s'approcher de ses frontières, tandis que dans le même temps l'Emirat Islamique semble de son côté vouloir s'implanter en Jordanie.


Que peut-il se passer maintenant en Syrie ?


Sur le plan intérieur


On peut imaginer que l'Etat Syrien ne devrait pas s'effondrer après la perte de plusieurs centaines de soldats et de dizaines de tanks dans la terrible bataille en cours pour la province d'Idlib. La montée en puissance du Hezbollah semble montrer clairement le problème principal auquel fait face l'armée Syrienne pour garder le contrôle sur la totalité du territoire syrien: la dispersion des forces sur des fronts de plus en plus nombreux et étendus. En quatre ans de guerre l'armée Syrienne et les forces de défense nationale ont perdu plusieurs dizaines de milliers d'hommes. Il est donc de plus en plus difficile de mener des opérations importantes sur plusieurs fronts à la fois, tout en sécurisant les territoires sous contrôle de l'Etat.


Il faudra observer dans les prochains mois si le régime peut continuer à se maintenir dans ces avant-postes que sont Alep ou Deir-Ez-Zor mais aussi et surtout continuer à contrôler les axes routiers menant à ces villes. De cela dépendra beaucoup l'avenir de la Syrie qui pourrait voir le régime choisir d'abandonner, au moins provisoirement, le nord et l'est du pays qui tomberaient ainsi sous contrôle total de l'Emirat Islamique (de l'Est d'Alep à la frontière Irakienne) et du Front Al-Nosra donc d'Al-Qaïda pour ce qui est de la province d'Idlib. Mais ce scenario de repli des forces gouvernementales reste une option qui dépendra de l'évolution de la situation militaire dans les semaines qui viennent et de la capacité du régime à alimenter en hommes les nombreux fronts militaires.


Sur le plan extérieur


Une ligne de rupture semble se dessiner entre les préoccupations prioritaires des occidentaux et celles des acteurs régionaux. Les occidentaux sont désormais focalisés sur l'Emirat Islamique et les risques qu'il fait courir à la région mais aussi aux états d'Europe puisque plusieurs milliers de ressortissants européens musulmans ont rejoint les rangs de l'organisation. Par contre, pour Ankara ou les puissances du golfe, la priorité est clairement de contrecarrer l'influence Iranienne et surtout de ne pas laisser l'axe Téhéran-Damas-Hezbollah prendre le dessus dans ce conflit syrien. Tout dépendra de la pression que l'Iran peut exercer. Téhéran peut décider de passer à la vitesse supérieure (mais sous quelle forme ?) pour maintenir Assad au pouvoir et appuyer le processus en cours visiblement de transformation du Hezbollah en « Etat dans l'Etat » au sein du système étatique syrien.


De toute manière, le conflit Syrien ne semble pas près de se terminer, le pays voit se dérouler sur son territoire une terrible guerre proxy, entre une bien étrange coalition des démocraties occidentales, des dictatures du golfe et de la Turquie, contre un axe regroupant la Syrie laïque, l'axe Chiite Téhéran-Hezbollah et en arrière-plan la Russie. Difficile d'imaginer quelle nouvelle réalité est en train d'émerger en Syrie, conclut Alexandre Latsa (fin des extraits adaptés ; voir les liens vers les deux sources en bas de page).


Sources :




   
   

Syrie - Palmyre va-t-elle mourir ?

  
  

  
  


Syrie - Palmyre va-t-elle mourir ?
   
A lire sur :
   
http://www.lesobservateurs.ch/2015/05/20/syrie-palmyre-va-t-mourir/
   
   
   
  

vendredi 1 mai 2015

Faut-il rejoindre les chrétiens qui se défendent en terre d’islam ?



 

 
Michel Garroté  --  Amine, un pseudonyme qui veut dire en arabe « celui à qui on peut faire confiance », jeune Français catholique, a lancé une page Facebook sur les milices chrétiennes d’Irak et de Syrie. Sounda, un nom d'emprunt, 21 ans, ancien soldat de l'armée française, chrétien, comme un nombre toujours plus important de jeunes Français, part rejoindre une milice chrétienne en Irak, la milice Dwekh Nawsha, à 30 km de Mossoul. Ci-dessous, les lectrices et lecteurs intéressés par le sujet, trouveront des liens vers des sites et pages Facebook qui fournissent des détails sur ces jeunes français qui partent combattre aux côtés des chrétiens persécutés en terre d’islam.

Reproduction autorisée avec mention :


Sources :



   
   

mardi 21 avril 2015

Bachar al-Assad et les faux-culs de la République



 

 
Michel Garroté  --  Quatre ans après le début de la guerre en Syrie, le président du pays, Bachar al-Assad, a accepté de répondre aux questions de France 2. L’homme fort de Damas s’explique sur l’impossible coopération avec la France (voir lien vers source en bas de page). Cet entretien avec le président syrien, réalisé depuis Damas par David Pujadas et diffusé lundi 20 avril 2015 le soir aurait, paraît-il, « indigné » et « heurté » quelques bobos et quelques bling-bling de la caste politico-médiatique parisienne. Quels faux-culs ! Quels culotés ! Quels hypocrites ! Ah mais quels bouffons ! Ils ont été « heurtés » par le fait qu’un journaliste réalise une interview avec le chef de l’Etat syrien, avec un membre de la dynastie Assad ?

« Heurtés » ? Mon cul ouais ! Lorsque de 1975 à 1990, la dynastie Assad a organisé le génocide à petit feu des chrétiens du Liban, étaient-ils « heurtés » ? Et maintenant qu’il faut choisir entre un régime autoritaire laïc et un régime totalitaire religieux à tendance génocidaire, ces bouffons se déclarent « heurtés » ? Veulent-ils un Califat islamique syrien ? Veulent-ils l’extermination par les islamistes de tous les syriens qui ne sont pas sunnites, l’extermination des chrétiens, des kurdes, des druzes, etc. ? Les bobos et les bling-bling de la caste politico-médiatique parisienne, vous êtes la honte de la France et moi je ne vous indigne pas, je ne vous heurte pas, je vous pisse à la raie !

Pas de coopération avec la France

Des contacts entre services de renseignement français et syriens existent en dépit de la rupture des relations diplomatiques bilatérales, a affirmé le président syrien Bachar al-Assad. « Il y a des contacts mais il n’y a pas de coopération », a-t-il expliqué sans donner de précisions. « Nous sommes toujours intéressés au dialogue avec quiconque », a aussi indiqué le président syrien en réponse à une question sur une relance des relations avec la France. « Mais comment peut-on établir un dialogue avec un régime qui soutient le terrorisme dans notre pays ? », s’est-il interrogé, en reprenant son antienne selon laquelle les opposants à son pouvoir ne sont que des terroristes. « Les fers de lance contre la Syrie ont été : un la France, deux le Royaume-Uni », a-t-il aussi déploré en jugeant que « personne ne prend plus au sérieux les déclarations des responsables français ». « Pour une simple raison: c’est que la France est devenue en quelque sorte un satellite de la politique américaine dans la région. Elle n’est pas indépendante, et n’a aucun poids, elle n’a plus aucune crédibilité », a-t-il ajouté.

Etat islamique

A une question portant sur sa responsabilité dans l’émergence du groupe Etat islamique (EI), le président syrien a souligné que l’EI a « été créé en Irak en 2006 sous la supervision des Américains » (Note de Michel Garroté - Ce qui est faux mais bon…). « Je ne suis pas en Irak. Je n’y ai jamais été. Je ne contrôlais pas l’Irak. C’était les Américains qui contrôlaient l’Irak. L’EI est venu d’Irak en Syrie, car le chaos est contagieux », a-t-il ajouté. Concernant la coalition internationale menée par les Etats-Unis, qui opère des frappes contre l’Etat islamique, le président syrien estime que les pays composant cette coalition ne sont « pas sérieux jusqu’à présent » et « n’aident personne dans cette région ». « Si vous comparez le nombre de frappes aériennes effectuées par les forces de la coalition composée de 60 Etats à celles que nous avons effectuées, nous petit Etat, vous constaterez que nous bombardons parfois dix fois plus que la coalition en une journée », a-t-il argumenté.

Armes chimiques

Le président syrien a démenti l’usage par l’armée de gaz de chlore en mars contre des secteurs rebelles de la province d’Idleb (nord-ouest), après des accusations de l’organisation des droits de l’homme Human Rights Watch (HRW). « Non, c’est un autre faux récit donné par des gouvernements occidentaux », a répondu Bachar al-Assad. « Nous n’avons pas utilisé le chlore, et nous n’en avons pas besoin. Nous avons nos armements classiques, et nous pouvons atteindre nos objectifs sans y avoir recours ».

Le Hezbollah « invité » dans le conflit mais pas l’Iran

Interrogé sur le soutien stratégique de l’Iran et du Hezbollah dans le conflit en Syrie, Bachar al-Assad répond que « nul pays n’a le droit d’intervenir sans y être invité. Nous avons invité Hezbollah, mais pas les Iraniens. Il n’y a pas de troupes iraniennes en Syrie et ils n’ont envoyé aucune force ». « Des commandants et des officiers vont et viennent entre les deux pays conformément à la coopération existant entre nous depuis bien longtemps. C’est différent que de participer aux combats », a ajouté Bachar al-Assad, en évoquant l’Iran, principal allié régional du régime de Damas. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), des Gardiens de la révolution, l’armée d’élite de la République islamique, combattent aux côtés du Hezbollah et de l’armée syrienne notamment dans le sud du pays (voir lien vers source en bas de page).

Reproduction autorisée avec mention :

 
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