Mort des moines de Tibéhirine : un témoin met en cause l'armée algérienne



 

 
Michel Garroté  --  Tu parles d’une « bavure » ! Un ex-agent des services secrets algériens, entendu en janvier par un juge français, avance la thèse d'une bavure commise par l'armée dans la mort en 1996 des moines de Tibéhirine (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page). En effet, alors que la France enquête sur l'enlèvement et l'assassinat des sept moines du monastère trappiste en 1996, ce témoin accuse l'armée algérienne d'avoir commis une bavure qu'elle aurait ensuite maquillé.

La thèse officielle algérienne était celle d'un crime commis par le Groupe islamique armé (GIA). Version contestée lors de l'enquête française ouverte en 2004. L'ancien attaché militaire français à Alger a évoqué en 2009 une bavure de l'armée algérienne qui aurait donc tué les moines lors d'un raid d'hélicoptères visant initialement un présumé bivouac de djihadistes, un dérapage qui aurait été maquillé en crime du GIA.

Etablir que les décapitations des moines ont été réalisées post mortem serait de nature à accréditer la thèse d'une manipulation pour dissimuler les causes du décès et faire croire à l'implication des islamistes. L’Algérie refuse d'envoyer des prélèvements en France pour des analyses. Les familles des moines de Tibéhirine y voient une confiscation des preuves ; et elles considèrent qu'avec ce refus, la version officielle d'un crime islamiste avait encore perdu du crédit (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).

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