L’édition française du Times of Israël se fait moucher



 

 
Sacha KRIVITZKY, Jean-Pierre LLEDO, Lucien OULAHBIB, Serge SALFATI, Victor PEREZ - JSSNews  --  La naissance d’un nouveau média est toujours un espoir pour ceux qui veulent transmettre ou expliquer leurs idées. Quand Times Of Israël version française (ndmg - il ne s’agit donc pas ici de la version anglaise du Times of Israël), sollicita certains d’entre nous et en accepta d’autres, il ne fit pas exception à la règle. La mise à disposition d’une plateforme de blogging, par définition la forme la plus libre d’expression, par ce média, nous fit croire qu’il serait possible de communiquer et de diffuser par ce canal nos idées au plus grand nombre. Toute la panoplie des nobles sentiments de circonstances constitua un florilège de principes qui se voulaient immuables mais qui, très rapidement, s’avérèrent foulés du pied.

Ainsi, l’indispensable équité dans la mise en avant du panel des bloggeurs fut dès le départ un vœu plein de piété tant furent systématiquement mis en avant les auteurs et articles répondant à l’idéologie du diffuseur. Mais alors pourquoi se prévaloir d’une diversité d’opinion si ce n’est pas pour aller au bout de cette démarche ? Que penser de l’évolution de la plateforme quand, au début, la représentativité de toutes les idées fut plus ou moins respectée et que très vite on vit s’installer un « éditorialement correct » pétri de morale enfantine et de poncifs immatures, flattant l’égo souvent déplacé des matons du site ?

Ce qui est le comble pour un bloggeur dont la raison d’être est d’être impertinent ! Le pire se produisit quand la censure, la vraie, s’installa par le biais d’une validation des textes. Cette validation pouvant s’accompagner d’une censure réelle de propos entiers dénaturant la réflexion de l’auteur. Allant parfois jusqu’au refus de publication sur simple allégation d’un amalgame entre « Islam » et « terrorisme », voire sans qu’aucune vulgarité ou diffamation ne le justifie, mais juste par le fait du prince ou de la princesse.

Or il est bon de rappeler qu’un bloggeur n’est pas un journaliste, que la démarche d’un média mettant à disposition une plateforme de blogging a un objet mercantile, la création de trafic internet, et que la contrepartie pour ce média de cette source de revenu est la plus totale liberté laissée a ceux qui ne demandent pas de contrepartie financière.

En censurant nos propos et en nous soumettant à une ligne éditoriale qui n’est pas la nôtre, le Times Of Israël a rompu le pacte nécessaire qui dicte les règles du blogging, et a établi un lien pervers où les bloggeurs ne sont plus tout à fait bloggeur et pas du tout journalistes. Or si nous sommes bloggeurs nous devons jouir de la plus parfaite liberté d’écriture, au moins dans le fonds du sujet, et nous jouerons notre rôle avec notre enthousiasme et nos idées, si nous devons être soumis à une censure ou à une ligne éditoriale alors nous devenons des journalistes qui doivent être rémunérés pour leur travail !

C’est pour avoir oublié cela que le Times Of Israël transforme une idée de liberté en pensée unique, où le politiquement correct autoproclamé sert de morale universelle au service d’une idéologie. S’il est des notions que l’on peut galvauder à loisir ou tordre par intérêt, la liberté de pensée d’un auteur n’est pas négociable et nous ne négocierons pas. Allez au bout de votre démarche et assumez-en les vraies raisons. Ne prétendez pas défendre ce que vous n’êtes manifestement plus. Avouez-vous au service d’une idéologie et sélectionnez alors vos bloggeurs en conséquence au lieu de vous draper dans une illusion de pluralisme que vous ne respectez pas.

Nous attendons, en conséquence, l’expulsion de votre plateforme des bloggeurs libres et impertinents qui ne vous ont pas encore quitté afin de mieux illustrer notre propos. Nous appelons aussi tous les bloggeurs de Times of Israël à prendre conscience de ce qui est en train de se jouer et de prendre leurs responsabilités.

Reproduction autorisée avec mention :

Sacha KRIVITZKY, Jean-Pierre LLEDO, Lucien OULAHBIB, Serge SALFATI, Victor PEREZ JSSNews

  
  

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