Pâtisseries racistes - Des blacks veulent supprimer le chocolat noir



 

 
Michel Garroté  --  Le Cran (Conseil prétendument « représentatif » des associations noires…) exige le retrait de deux gâteaux réalisés en chocolat noir, de la vitrine d’une boulangerie à Grasse, en France, car jugés « racistes ». Mais les amis du pâtissier, Yannick Tavolaro (ce n’est pas français de souche ça dis-donc), ne se laissent pas faire. Une manifestation de soutien se tiendra devant la boulangerie de Yannick Tavolaro le vendredi 6 mars 2015 à 10 heures. Une page de soutien a également été créée sur Facebook où le pâtissier a déjà recueilli plus de 1’500 ‘likes’ (les détails ici : http://lapauseinfo.fr/yannick-tavolaro-patisseries-racistes-cran-11168/).

Tavolaro ne pensait pas créer la « polémique »  en mettant en vitrine des personnages en chocolat noir à la représentation humoristique : plutôt gros, avec des sexes disproportionnés (les obèses et les détenteurs de gros pénis devraient eux aussi protester à ce compte-là…). Le Conseil représentatif des associations noires dénonce carrément un « acte de racisme colonial ». Pour le Cran, il s’agit de « caricatures négrières, obscènes et injurieuses qui puisent dans la vieille tradition du racisme colonial ».

Du côté du pâtissier, c’est la consternation : « il faut avoir l'esprit tordu pour penser que c'est du racisme » se défend Yannick Tavolaro. Ces créations, nommées « Dieux » et « Déesses », sont des pâtisseries de mousse de chocolat, posées sur une pâte sablée et couverte d’une coque de chocolat noir. « On ne caricature pas des noirs, mais un homme et une femme. Si on utilise le chocolat noir, c'est parce que techniquement c'est plus facile avec du chocolat blanc » explique le pâtissier (donc avec du chocolat blanc ce serait du racisme anti-blanc…).

« Ça doit faire quinze ans qu'on les propose tous les week-ends en hiver, et personne ne nous a jamais fait de remarque. J'ai un copain Antillais qui m'en a encore commandé pour la Saint Valentin parce que ça le fait rire » déclare le pâtissier qui précise : « je respecte les gens de couleur, toutes les religions. Je ne suis raciste qu'envers les cons ». Le CRAN « exige le retrait immédiat de ces pâtisseries racistes et se réserve le droit de porter plainte pour incitation à la haine raciale ». Le pâtissier assure qu’il ne cèdera pas, quitte à aller en justice et n’exclut pas de porter plainte pour diffamation. #JeSuisTavolaro ?

Récemment, une « polémique » de même nature a été lancée contre l’album « Tintin au Congo » (les détails ici : http://www.lesobservateurs.ch/2014/12/10/la-legende-noire-de-tintin-au-congo-par-michel-garrote/).

Et en septembre 2014, le Cran s’était déjà agité pour une autre histoire de chocolat ; Retour en arrière : Plus de Négro et de Bamboula sur les étalages. « L’affaire des chocolats » chez Grégory Féret a démarré en septembre 2014 quand des internautes ont saisi le Conseil Représentatif des Associations Noires de France (CRAN) et Sortir du Colonialisme, à propos de ce magasin à Auxerre. En cause, deux produits vendus dans cette chocolaterie, produits du nom de Négro et de Bamboula. Le commerce a expliqué qu’il s’agit de spécialités auxerroises conçues à l’époque pour rendre hommage aux tirailleurs sénégalais blessés durant la guerre et à une danse africaine.

En aucun cas une injure ou un autre qualificatif raciste. Ces explications n’ont pas convaincu le CRAN et Sortir du Colonialisme, qui dénoncent un « revival » de l’imagerie coloniale et exigent que la chocolaterie retire le Négro et la Bamboula de la vente. La chocolaterie Féret précise qu’elle vend le Négro et la Bamboula depuis 2009 et que les propriétaires précédents de la boutique avaient relancé ces spécialités – datant du siècle passé – une douzaine d’années auparavant, soit en 1997.

« On a un succès fou. J’en expédie dans toute la France et je n’avais jamais eu de souci avant hier après-midi », raconte Virginie Féret, qui évoque des menaces reçues par mail et par téléphone. Pour calmer le jeu du Négro et de la Bamboula, la chocolaterie va changer le nom de ses produits dès que possible. Elle les a déjà retirés de sa vitrine, craignant qu’on ne la brise. Selon une source qui demande à rester anonyme, les deux produits de confiserie pourraient être rebaptisés Négritude et Bomballah. Il semblerait toutefois que le magasin Féret y soit opposé par crainte d’une nouvelle levée de boucliers, notamment chez les musulmans sénégalais de France.
 
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Michel Garroté

   
  

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