France Télévisions - L'audiovisuel public sans public



 

 
Michel Garroté  --  France Télévisions rassemble moins de 30% des téléspectateurs, selon Médiamétrie. Un chiffre porté par la dérisoire audience de France 2 (moins de 14%), qui se dit la chaîne généraliste de l'événement, du lien social et du « vivre ensemble », et, qui, est la deuxième chaîne nationale derrière TF1 (moins de 22%). France 3, la chaîne dite « de la proximité », pèse quant à elle un petit 9% de part de marché, grâce à des rendez-vous propagandistes comme le nullissime feuilleton « Plus belle la vie » (Poubelle la vie…).

France Télévisions, c’est aussi LCP, TV5 Monde, Public Sénat, RFI, France 24, MCD, France 4, France 5, Outre-Mer 1ère, France Ô etc. En clair, c’est avec l’ensemble de toutes ces chaînes (plus inutiles les unes que les autres) que France Télévisions (11'000 employés) attire moins d’un tiers des téléspectateurs : un audiovisuel public sans public financé par le public. Ils vont se foutre de la gueule des Français encore longtemps, tous ces bras cassés incultes et arrogants ?

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Commentaires

  1. En 1939, alors que la radio était encore crachotante et que la télévision n’existait pas, Aldous Huxley (Le meilleur des Mondes) dénonçait de façon visionnaire la désinformation lénifiante qui sévit aujourd’hui.

    « Il suffit de créer un conditionnement collectif si puissant que l'idée même de révolte ne viendra même plus à l'esprit des hommes… écrivait-il.
    On diffusera massivement des informations et des divertissements flattant toujours l'émotionnel ou l’instinctif. On occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique… il est bon d'empêcher l'esprit de penser.
    On mettra la sexualité au premier rang des intérêts humains. Comme tranquillisant social, il n'y a pas mieux… En général, on fera en sorte de bannir le sérieux de l'existence, de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, d'entretenir une constante apologie de la légèreté ; de sorte que l'euphorie de la publicité devienne le standard du bonheur humain et le modèle de la liberté. »
    Des “étranges lucarnes” gaullistes de 1958 à la télé-réalité affligeante de 2015, avec son « people »voyeuriste, son sang banalisé, normalisé et blanchi à la une, son foot et son show-business, ses acteurs nus copulant aux heures de grande écoute, ses grandes gueules vaines, creuses et ricanantes, ces actrices et acteurs octogénaires ultra-friqués qui donnent, à longueur d’antenne, des leçons de morale politique aux miséreux… Aldous Huxley avait déjà raison en 1939.
    À quoi peut alors servir le CSA, cette mille et unième hototorité-bidon, faite de copains et de coquins, juste là pour avaliser les dérapages, comme le font tous les “modérateurs-médiateurs” ? À placer des potes, bien sûr !

    Certes, le génial écrivain ne pouvait savoir qu’en 2015 20% de la population vivant en France resterait branchée 18 heures par jour sur la chaîne de propagande islamiste aldjazira, que les paraboles véhiculant la haine de l’autre deviendraient une arme de mort aux mains des fous d’allah. Mais pour les 80% d’autres français, cet extrait de texte génial s’applique parfaitement à la situation actuelle : surtout pas d’information, rien que du foot, des jeux et de la niaiserie crétinisante. N’empêche : ce massage audio-visuel imposé aux contribuables par la médiacratie bobo de gôche justifie-t-il qu’ils doivent payer 136€ ? Pourquoi faut-il que le couillon de français finance son propre abrutissement ?

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