Poutine, islam, Obama, Valls: le vertige, à nouveau, de l’absolutisme - Par Lucien Oulahbib



 

 
Lucien Oulahbib  --  Comme un grain de "folie", une soif d'absolu qui sous-tend au fond toute action en arrière-plan, désir d'adhésion, point focal qui tient la perception la conscience le moi sa synthèse (ou le savoir absolu), mais qui peut durcir ce grain en tempête vertigineuse lorsque cette soif d'ombres bascule en isthme, "isme", absolutisme, poutinisme, Obamaïsme, islam/isme, étatisme, nous y sommes et de plus en plus sans que l'on sache encore où ce souffle nous mènera ; sa forme actuelle émerge dans une espèce de modernité tardive oscillant entre nihilisme-consumériste-après-moi-le-déluge et rigidité impavide opposant le conservatisme tout azimut à la moindre ouverture, elle-même manipulée par l'autre versant aussi sectaire mais sans apparence fixe sans espace sans temps sans dedans ni dehors ou le couteau sans manche qui n'a pas de lame. Juste sa Faux (ou le faux genre).

Traduction : la force prime sur le droit ; back to the reality ; l'universel disparaît sous la guimauve des bons sentiments (de même que la littérature) Obama, Hollande, Valls, en étant les exemples presque purs ou comment croire que le racisme et l'apartheid sont toujours situés au "Nord" d'une part ; d'autre part, la faiblesse/mollesse (masochisme et soumission basculant de façon gauche) est dorénavant préférée à la fermeté/vérité (liberté et tolérance apprenant à être adroites). L'Europe hésite sur le côté (d') où s'effondrer, Poutine attends en embuscade, les tueurs tuent, même les statues, jusqu'à effacer le fondement même, le berceau de l'Écriture, elle-même (ce qui est un crime absolu qui ne peut pas être pardonné).

Face à ce chaos, les plus sensibles vont chercher leur moi épars sous tout réverbère à disposition, peu importe s'il s'agit d'un réverbère de théâtre qui fait semblant d'éclairer un semblant de vie permettant désormais de passer d'une réalité virtuelle à une virtuelle réalité sans s'en apercevoir puisque tout est faux sauf ce passage (pas sage) d'une frontière l'autre d'une démolition (le moi) à l'autre (le passé de l'écriture, du monde). Et Boko Haram prêta allégeance… American Sniper de Clint Eastwood est décidément un grand film qui répond, absolument, à la question : Who are we ?

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Lucien SA Oulahbib - http://www.resiliencetv.fr/
  
  

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